La préparation mentale une véritable remise en question
« Concentre-toi, arrête de t’énerver, reste dans le match" sont autant de phrases que nous entendons sur les terrains de sport (entrainement ou compétition)
C’est bien beau, on peut le dire avec le plus de conviction possible vis à vis du joueur que l’on suit ou se le dire personnellement durant une compétition mais qu’en est-il concrètement ?
Que se passe-t-il à l’intérieur du joueur pour qu’il n’arrive pas à générer les ressources dont il a besoin dans un contexte ou une situation bien particulière ?
Lui a-t-on déjà posé la question ? S’est-il déjà posé la question ?
Les réponses les plus fréquentes sont souvent de l’ordre de « Je sais pas, y a du vent, le terrain est pourri, mon adversaire à que de la ch.... ance » (Benoit si tu m’entends), une multitude de causes qui ne sont pas à l’origine du manque de performance observé.
Pourtant la performance mentale se travaille autant que la préparation physique, tactique ou technique, on peut même y prendre plaisir .
Pour cela, il faut être dans une démarche que je qualifie « d’honnêteté », vis à vis de soi-même pour commencer et vis à vis des faits observés.
Ne pas tricher et se regarder dans la glace en acceptant de collaborer avec soi-même.
Comme je l’ai dit à bon nombre de joueurs que j’accompagne « Tu auras beaucoup plus de de résultats en jouant avec toi que contre toi ».
En entreprise ou dans le sport, le fait de ne pas tricher avec soi-même est le fondement même d’un travail mental. S’accepter en tant qu’individu, en tant que joueur, avec ses atouts, ses faiblesses, son passé, ses valeurs, ses besoins, ses objectifs et bien d’autres.
Nos pensées dirigent nos comportements et influent sur nos émotions, le but étant de programmer et entrainer notre cerveau à dessiner une carte mentale au service de la recherche de performance optimale.